Amarrage (tube d’ancrage)

Tube à crochet qui relie l’échafaudage au bâtiment par un piton à œil et reprend les efforts perpendiculaires à la façade, vent compris.

Aussi appelé : ancrage, tube d’amarrage, attache murale, tube d’ancrage court, tube d’ancrage long

Un échafaudage de façade est étroit et haut : une file de cadres de 0,73 m de profondeur et de douze mètres de hauteur tomberait à la première rafale. L’amarrage l’en empêche. Il lie les montants au bâtiment et transmet les efforts de vent et de basculement au mur par l’intermédiaire du piton à œil. Sans ancrages, des cadres empilés ne forment pas un ouvrage stable.

Deux directions d’effort

Il y a les efforts perpendiculaires à la façade, en traction et en compression, et ceux qui agissent parallèlement à elle. L’amarrage simple ne reprend que les premiers ; pour les seconds, on monte un ancrage en V.

Construction et modèles

Un tube acier de 48,3 mm avec, côté mur, un crochet soudé qui s’engage dans l’œil du piton. Côté échafaudage, un collier orthogonal le fixe au montant.

  • Tube court : 0,4 à 0,5 m environ, un collier sur le montant intérieur ; il ne reprend que les efforts perpendiculaires.
  • Tube long : traverse toute la largeur et se fixe aux montants intérieur et extérieur par deux colliers. Jusqu’à 1,5 m environ, plus pour de grands écarts au mur ; un échafaudage de maçon à trois planchers demande des tubes plus longs que la version étroite.
  • À fourche ou à griffe : il enserre le profil porte-plancher du cadre et, selon le système, économise un collier.
  • Position du crochet : intérieure ou extérieure selon la place entre mur et montant.

Pose

On implante les points selon le maillage d’ancrage de la notice ; bâches et filets augmentent la prise au vent et resserrent souvent la trame. Le piton se pose avec la cheville adaptée dans un support porteur, à la hauteur de l’attache. Le tube se fixe le plus près possible du nœud, juste sous le plancher : sous le profil porte-plancher d’un cadre, sous la rosace d’un multidirectionnel. Les colliers se serrent au couple prescrit, couramment 50 Nm. Les amarrages se posent au fur et à mesure du montage et ne se retirent au démontage qu’une fois les niveaux supérieurs déposés. Le guide ancrer un échafaudage détaille maillage et essais.

Erreurs graves et contrôle

  • Mauvais support : béton armé et maçonnerie porteuse oui ; descentes d’eau, menuiseries, arrêts de neige ou garde-corps de balcon non.
  • Fil de fer ou corde à la place d’un amarrage : jamais.
  • Attache trop éloignée du nœud : l’écart admis est faible et donné par la notice.
  • Ancrage retiré par un autre corps de métier : seul l’échafaudeur le déplace ou le dépose. Les ancrages manquants figurent parmi les premières causes d’effondrement.
  • D’occasion : crochet non ouvert, soudure sans amorce de fissure, tube droit et non écrasé. Un crochet ouvert glisse hors de l’œil sous charge.

Les tubes d’amarrage s’achètent avec les autres éléments d’échafaudage à la pièce.

Questions fréquentes

Combien d’amarrages pour un échafaudage de façade ?
Le maillage figure dans la notice ou l’homologation. Il varie entre autres avec la hauteur de l’ouvrage, sa largeur et l’éventuel bâchage ou filet.
Un peintre peut-il desserrer un amarrage qui le gêne ?
Non. Seul l’échafaudeur modifie les ancrages ; s’il gêne, il doit être déplacé dans les règles par celui qui a monté l’ouvrage.
Tube court ou tube long : quelle différence ?
Le court se fixe par un collier au montant intérieur ; le long traverse la largeur et se fixe aux montants intérieur et extérieur.

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