Piton à œil et cheville

Vis à œil fermé de 12 mm vissée dans une cheville : le point fixe du mur où s’accroche le tube d’amarrage de l’échafaudage.

Aussi appelé : piton d’échafaudage, vis à œil, anneau d’ancrage, cheville d’échafaudage, bouchon de cheville

Le tube d’amarrage a besoin d’un point solide sur le mur pour y engager son crochet. Ce point, c’est le piton à œil, tenu par une cheville dans la maçonnerie ou le béton. Petite pièce bon marché et vite posée, elle porte pourtant tout l’effort d’un point d’ancrage. Par tempête, ce sont ces points qui tiennent l’échafaudage contre la façade.

Piton, cheville, bouchon

Le piton courant est en acier galvanisé, de 12 mm de diamètre, avec un œil fermé et soudé en tête et, à l’autre bout, un filetage à bois qui taraude la cheville plastique. Un œil ouvert ou simplement cintré n’a rien à faire sur un échafaudage.

  • Longueurs : environ 90 à 350 mm. Courts pour le gros œuvre et la maçonnerie apparente, longs pour les façades enduites ou isolées, afin que l’œil sorte de la surface.
  • Chevilles : à expansion en polyamide, généralement pour un perçage de 14 mm avec un piton de 12 mm, en plusieurs longueurs ; chevilles spéciales ou chimiques pour briques creuses, béton cellulaire ou fortes charges.
  • Bouchons : ils ferment le trou après démontage, contre l’eau, et permettent de retrouver le point.

Poser un point d’ancrage

  1. Juger le support : béton armé et maçonnerie porteuse conviennent ; enduit, parement non lié, bardage ou isolant seuls, non.
  2. Percer à la hauteur de l’attache, juste sous le plancher, au droit du nœud ; sans percussion dans les briques creuses pour ne pas casser les cloisons.
  3. Souffler ou brosser le trou : la poussière fait perdre une part notable de la tenue.
  4. Enfoncer la cheville à fleur, jusque dans le support porteur sur une façade enduite.
  5. Visser le piton jusqu’à serrage, œil au plus près de la surface et orienté verticalement.
  6. Réaliser les essais demandés, puis accrocher l’amarrage.

Essais d’arrachement

Si la résistance n’est établie ni par une homologation ni par le calcul, elle se vérifie sur place avec un appareil d’arrachement. Le nombre de points testés et la charge d’essai suivent la notice du fabricant et les recommandations en vigueur ; une personne compétente choisit les points et les résultats se conservent pendant toute la durée du chantier. Le guide ancrer un échafaudage revient sur la méthode.

Erreurs fréquentes

  • Réutiliser une vieille cheville sans contrôle : seulement si elle tient et n’est pas abîmée, sinon percer à côté.
  • Percer trop près d’un tableau de fenêtre, d’un joint ou d’une arête : la pierre éclate.
  • S’accrocher à un collier de descente d’eau, une menuiserie ou un garde-corps.
  • Garder un piton à l’œil tordu, même neuf d’aspect.

Les pitons se réemploient si filetage, œil et soudure sont intacts ; chevilles et bouchons sont des consommables à racheter neufs. Petites pièces et rangement : rubrique divers et rangement.

Questions fréquentes

Quelle cheville pour un piton de 12 mm ?
En général une cheville à expansion en plastique pour un perçage de 14 mm. Sa longueur dépend de la paroi et de l’épaisseur d’enduit ; il existe des modèles spéciaux pour briques creuses et béton cellulaire.
Jusqu’où doit entrer le piton ?
Cheville et filetage doivent se trouver entièrement dans le support porteur, pas seulement dans l’enduit ou l’isolant, tout en gardant l’œil près de la surface.
Que deviennent les trous après le démontage ?
On dévisse les pitons, les chevilles restent en général dans le mur et sont fermées par des bouchons, ce qui évite les infiltrations et permet de réutiliser le point après contrôle.

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