Collier orthogonal

Collier qui serre deux tubes de 48,3 mm à angle droit, sans rotation ni glissement : la liaison rigide de base de l’échafaudage tube et colliers.

Aussi appelé : collier fixe, collier droit, collier à angle droit, collier croisé, raccord orthogonal

Sur un chantier, quand quelqu’un réclame « un collier », c’est presque toujours le collier orthogonal. Il serre deux tubes de 48,3 mm à angle droit, de façon que la liaison ne tourne pas et ne glisse pas sur le tube. C’est ce qui le distingue du collier orientable, qui accepte tous les angles mais reprend moins d’effort dans certaines directions.

Où on l’utilise

Partout où l’échafaudage système doit être adapté : tube de liaison fixé sur les montants, raccord d’une poutre treillis au cadre, tube d’amarrage serré sur le montant intérieur, échafaudage tube et colliers autour d’une cheminée. Sans nœuds rigides à ces endroits, l’ouvrage se déformerait sous charge et les ancrages transmettraient mal leurs efforts.

Construction et classes

Deux mâchoires reliées par une pièce centrale fixe, décalées de 90°. Chacune a un couvercle rabattable fermé par un boulon à tête en T ou à tête marteau et un écrou. L’ouverture de clé courante est de 22, parfois 19 : beaucoup d’échafaudeurs portent une clé à cliquet double.

  • Forgé : massif, plus lourd, réputé très résistant.
  • Embouti : en tôle d’acier, plus léger, tout aussi courant.
  • Finition : galvanisation à chaud ou électrolytique.
  • Norme : les colliers sont classés selon la NF EN 74-1 en classes A et B ; pour les liaisons porteuses, les notices demandent en général la classe B. Deux colliers identiques accolés (montage « BB ») font de l’un l’arrêt de glissement de l’autre ; le second doit toucher le premier à vide.

Bien le serrer

Vérifier d’abord : boulon libre, filetage propre et légèrement graissé, couvercle non ouvert. Première mâchoire autour du tube porteur, écrou approché à la main ; second tube dans l’autre mâchoire, au plus près du nœud, avec un dépassement suffisant derrière le collier, souvent au moins 4 cm. Serrer les deux écrous à 50 Nm ; avec l’habitude on y arrive au cliquet, la clé dynamométrique donne la certitude. Contrôle visuel : mâchoire en appui sur toute sa surface, pas de jour, rien de travers.

Défauts à éviter

  • Serrage trop faible : l’erreur la plus répandue ; un collier qui « a l’air serré » peut glisser.
  • Serrage excessif : boulons allongés et couvercles ouverts se remplacent.
  • Tubes étrangers ou conduites d’eau : uniquement des tubes d’échafaudage de 48,3 mm, acier ou alu.
  • Filetages rouillés : ils grippent et n’atteignent pas le couple ; un peu de graisse au dépôt évite bien des soucis.
  • Fissure au rivet central ou aux articulations : collier hors service.

D’occasion, cherchez des vis qui tournent librement, un marquage lisible (norme et classe), des couvercles droits et une galvanisation saine. Quelques taches de rouille sont normales, un filetage rongé non. Les colliers se rangent en caisse grillagée, pas en vrac sur les planchers ; on les trouve sous colliers d’échafaudage d’occasion.

Questions fréquentes

À quel couple serrer un collier d’échafaudage ?
Couramment 50 Nm pour les colliers à vis. La notice du système reste la référence.
Collier orthogonal ou orientable : lequel choisir ?
L’orthogonal pour une liaison rigide à angle droit, l’orientable pour les diagonales et les angles libres.
Quelle clé pour les colliers ?
La plupart demandent une clé de 22, certains modèles de 19 ; d’où les clés à cliquet à deux tailles.

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