Rosace et disque à trous (nœud)
Disque d’acier soudé tous les 0,50 m sur le poteau multidirectionnel ; jusqu’à huit pièces peuvent y être clavetées.
Aussi appelé : rosace, disque à trous, disque de raccordement, nœud multidirectionnel
Comprendre un échafaudage multidirectionnel commence par la rosace. Ce disque d’acier plat, soudé tous les 0,50 m sur chaque poteau, reçoit tout ce qui compose l’ouvrage : lisses, moises, diagonales, consoles, garde-corps. Selon le fabricant, on parle de rosace ou de disque à trous ; le principe reste le même.
Fonction du nœud
Le disque ramène les efforts venus de toutes les directions au centre du tube. Le nœud devient rigide et le comportement de l’ouvrage calculable. Sans lui, chaque liaison exigerait un collier : plus de poids, plus de serrage, plus d’occasions de se tromper.
Trous, formes et matériau
La plupart des disques comptent huit ouvertures réparties sur le pourtour, quatre petites et quatre plus grandes, allongées.
- Petits trous : ils imposent l’angle droit. Une lisse accrochée là donne une travée d’équerre sans mesurer.
- Grands trous : ils acceptent des angles libres, pour les diagonales ou les lisses d’un échafaudage circulaire.
- Formes : ronde, octogonale ou en fleur. La fonction se ressemble d’un système à l’autre, les pièces ne s’échangent pas pour autant.
- Matériau : acier, galvanisé avec le poteau.
Jusqu’à huit éléments peuvent se rejoindre sur un même nœud, lisse longitudinale, moise, diagonale et console comprises, sans aucun collier supplémentaire.
Réaliser une liaison
On glisse la tête à clavette sur le disque de façon qu’elle l’enserre dessus et dessous, puis on engage la clavette par le haut : petit trou pour une liaison d’équerre, grand trou pour une diagonale. On aligne la travée tant que les clavettes sont libres, puis on les frappe avec un marteau d’environ 500 g jusqu’à ce qu’il rebondisse nettement. Avant la mise en service, un coup de marteau de contrôle suffit : une clavette qui s’enfonce encore n’était pas serrée. Au démontage, les clavettes se chassent par-dessous, sans libérer par mégarde celle d’une diagonale encore porteuse.
Défauts à repérer
- Clavette poussée à la main seulement : de loin, rien ne la distingue d’une clavette frappée.
- Usage d’une massette lourde, qui déforme disque et tête.
- Rosace inclinée vers le bas : signe probable de surcharge ou de chute.
- Fissure à la soudure entre disque et tube : pièce à écarter.
- Trous encombrés de béton, de peinture ou de coulures de zinc.
Lors d’un achat de montants d’occasion, testez quelques poteaux avec une lisse du même système : la clavette doit entrer proprement et tenir sans jeu une fois frappée.
Rosace ou disque à trous ?
La question revient sur tous les chantiers. Les deux fonctionnent ; les écarts portent sur la forme des trous, le nombre d’angles possibles ou le poids. Plus que la forme, comptent l’état des pièces et le fait de rester sur un seul système dans un même ouvrage.