Paroi de protection couvreur

Paroi d’environ 2 m au dernier niveau de l’échafaudage qui retient couvreurs et matériaux glissant du toit vers l’égout.

Aussi appelé : garde-corps de couvreur, écran de protection couvreur, grille de protection, protection de rive, échafaudage de pied de toiture

Sur un toit en pente, il suffit d’une glissade sur des tuiles humides pour partir vers l’égout. La paroi de protection couvreur est la parade : un écran fermé d’environ deux mètres de haut, posé sur le dernier niveau de l’échafaudage, qui arrête personnes et matériaux en train de glisser. Avec le plancher qui la précède, elle forme ce que l’on appelle une protection de rive. Réfection de couverture, isolation, pose de panneaux solaires, changement de gouttières : elle protège en même temps tous ceux qui travaillent en haut et leur laisse les mains libres.

Composition

  • Poteaux de protection d’environ 2 m, emboîtés sur les derniers cadres, montants ou consoles.
  • Grilles en acier de la longueur d’une travée, généralement deux superposées, accrochées et clavetées sur les poteaux.
  • Ou filets de sécurité conformes à NF EN 1263, mailles de 100 mm maximum, fixés à des lisses haute et basse.
  • Plinthe au pied de la paroi, et extrémités fermées pour qu’on ne glisse pas par le côté.

Avec un grand débord de toit, une console intérieure rapproche souvent le plancher de la toiture. La notice fixe la hauteur maximale entre plancher et égout, la distance à respecter entre égout et paroi et le dépassement de la paroi au-dessus de la rive : ces cotes conditionnent la capacité à arrêter une chute.

Mise en œuvre

On couvre entièrement le dernier niveau, on mesure hauteur et distance par rapport à l’égout, on ajoute des consoles si besoin. Les poteaux s’emboîtent et se verrouillent, souvent par broches de blocage, parfois par vis ou axe en plus. Grilles accrochées et clavetées, ou filets fixés ; plinthe ; extrémités fermées. Le dernier niveau s’amarre comme la notice le demande pour cette configuration, généralement en continu. On termine par un contrôle travée par travée : clavettes en place, aucune ouverture. La paroi ne se démonte qu’une fois la toiture libérée.

Défauts courants

Trop près de l’égout, l’espace de réception manque ; trop bas, le choc devient trop violent – mesurer, ne pas estimer. La paroi offre une forte prise au vent et doit encaisser des chocs : sans amarrage renforcé du dernier niveau, elle n’est pas stable. Ne confondez pas non plus filet d’habillage et filet de sécurité : les filets à ralingue s’attachent à intervalles courts, les autres s’enfilent maille par maille. Enfin, seuls les planchers admis pour cet usage ont leur place sous une protection couvreur.

Grilles d’occasion

Points de soudure arrachés, grilles enfoncées, crochets tordus, clavettes grippées : à refuser. Les poteaux doivent être droits avec un perçage propre pour la broche. Voir les garde-corps d’occasion.

Questions fréquentes

Quand faut-il une protection couvreur ?
Pour les travaux sur toiture en pente quand aucune autre protection collective n’est en place. Le détail découle de la réglementation en vigueur et de l’analyse des risques.
Quelle hauteur pour la paroi ?
En général environ 2 m au-dessus du plancher. L’essentiel est qu’elle dépasse suffisamment l’égout ; les cotes exactes sont dans la notice.
Peut-on remplacer les grilles par des filets ?
Oui, si la notice l’autorise, avec des filets de sécurité selon NF EN 1263 à mailles de 100 mm maximum, correctement fixés aux lisses.

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