Diagonale horizontale

Barre posée en biais dans le plan d’un niveau, qui empêche la travée de se déformer vue de dessus ; indispensable sur tours et niveaux sans planchers.

Aussi appelé : contreventement horizontal, diagonale en plan, lisse de pied, diagonale de niveau

Un échafaudage doit être stable vu de face, mais aussi vu de dessus. Regardée d’en haut, une travée forme un rectangle de quatre poteaux et de lisses, et ce rectangle peut glisser en parallélogramme. La diagonale horizontale place une oblique dans ce plan et transforme le rectangle en deux triangles : le niveau ne peut plus se vriller.

Quand en a-t-on besoin ?

Sur un échafaudage de façade courant, les planchers système accrochés jouent souvent ce rôle. Dès qu’un niveau reste sans plancher, que l’on pose des madriers libres ou que l’on monte une tour autostable, un échafaudage de surface ou un étaiement, il faut un contreventement horizontal propre. Sans lui, l’ouvrage peut tourner sous le vent ou une charge excentrée, jusqu’à l’effondrement dans le pire des cas.

Sur un échafaudage à cadres, on appelle aussi ainsi la lisse posée juste au-dessus des vérins, dans la travée qui porte la diagonale verticale : elle relie le pied des cadres pour que l’effort de la diagonale descende proprement.

Construction et dimensions

Un tube acier galvanisé de 48,3 mm, avec une tête de raccordement à chaque extrémité, à clavette sur les systèmes à rosace ou disque. La longueur dépend de la longueur et de la largeur de travée : une travée de façade de 2,57 m sur 0,73 m n’utilise pas la même pièce qu’une tour carrée de 2,07 × 2,07 m. Il existe donc de nombreuses combinaisons, et parfois des modèles réglables. Pour les travées rectangulaires, les têtes sont soudées décalées afin d’attaquer le nœud sous le bon angle : une diagonale de carré ne convient pas à un rectangle.

Sur cadres, c’est un tube droit à la longueur de travée, fixé par clavettes, goupilles ou demi-colliers. À défaut de pièce système, un contreventement en tube et colliers reste possible.

Pose

  • Lire dans la notice les niveaux et travées à contreventer : souvent au moins une travée sur cinq, sur les tours fréquemment à chaque niveau amarré.
  • Fermer la travée avec ses lisses pour que les nœuds soient en place.
  • Accrocher la diagonale adaptée à deux angles opposés, frapper les clavettes ou serrer les colliers.
  • Vérifier l’équerrage et l’absence de contrainte.

Au démontage, elle reste jusqu’à ce que les niveaux supérieurs soient déposés : elle participe à la stabilité jusqu’au bout.

À surveiller

Ne pas la supprimer sous prétexte que des planchers sont posés : seuls les planchers déclarés raidisseurs par la notice la remplacent, jamais des madriers libres. Une diagonale qui n’entre qu’en forçant n’est pas la bonne. Clavettes lâches, tubes courbés, têtes ouvertes ou soudures fissurées : la pièce se met de côté. D’occasion, un peu de rouille blanche est normale, des piqûres profondes à l’attache non. Vous trouverez ces pièces avec les diagonales d’occasion ; voir aussi la diagonale verticale.

Questions fréquentes

Un échafaudage de façade a-t-il besoin de diagonales horizontales ?
Pas à chaque niveau si des planchers système raidissent le plan. Avec des niveaux vides ou des madriers libres, la notice exige un contreventement horizontal, souvent au moins une travée sur cinq.
Diagonale verticale et horizontale : quelle différence ?
La verticale raidit le plan vertical, par exemple la face extérieure. L’horizontale se place à plat dans un niveau et empêche l’ouvrage de se déformer en plan.
Peut-on la remplacer par du tube et des colliers ?
Oui, c’est courant, dès lors que ce contreventement est prévu par la notice ou justifié par un calcul, avec des colliers adaptés serrés au couple.

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